Conseils d’experts sur la nutrition pendant l’allaitement

Conseils d’experts sur la nutrition pendant l’allaitement

Source:
* La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, un partenaire caritatif PHARMAPRIX. AIMEZ. VOUS.

Pour un nourrisson, il n’existe aucun aliment qui soit plus nutritif que le lait maternel. Les nutriments et la protection contre certaines affections et maladies sont transmis au bébé par le lait maternel; l’allaitement offre également de nombreux bienfaits à la mère. En tant qu’organisme expert en santé des femmes, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada recommande l’allaitement exclusif jusqu’à six mois et en complément à l’alimentation solide jusqu’à deux ans.

Durant cette période, il est important pour la mère d’avoir une alimentation optimale et de retourner à un poids post-partum santé. Le maintien d’un poids santé réduit les risques de contracter certaines maladies comme le diabète de type 2. L’obésité maternelle peut nuire au succès de l’allaitement et à la production de lait, tandis que l’allaitement peut réduire le risque de certaines affections et maladies, telles que les cancers du sein et de l’ovaire.

Besoins énergétiques pour maintenir la valeur nutritive du lait et perdre du poids

  • Pour les six mois après l’accouchement, les femmes qui allaitent ont besoin de 330 kcal supplémentaires par jour.
  • Pour les sept à douze mois après l’accouchement, les femmes qui allaitent ont besoin de 400 kcal supplémentaires par jour.
  • Pour obtenir une perte de poids d’environ 0,5 kg par semaine, les nouvelles mamans devraient faire de l’activité physique et consommer environ 500 calories de moins que ce dont elles auraient besoin.
  • Les besoins énergétiques varient d’une femme à l’autre; il est donc recommandé de parler à un fournisseur de soins de santé ou à une nutritionniste afin d’évaluer les besoins particuliers à chacune pour la période d’allaitement. 

Par le passé, les femmes et les fournisseurs de soins de santé étaient inquiets qu’une restriction de l’apport en calories nuise au contenu nutritionnel du lait ou à la production. Toutefois, il n’y a que bien peu de données probantes qui puissent soutenir que la quantité ou la qualité du lait maternel sont influencées par une perte de poids graduelle et de l’activité physique modérée. Cela dit, les femmes devraient se soucier de manger les bonnes quantités d’aliments riches en nutriments dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Nutriments importants pour les femmes qui allaitent

Plusieurs nutriments sont particulièrement importants à consommer pour les femmes qui allaitent, notamment la riboflavine, les vitamines B6 et B12, la choline, les vitamines A et D, le sélénium, l’iode et les acides gras oméga-3. Bien des femmes nord-américaines réussissent à répondre à leurs besoins de ces nutriments, quoique peu d’entre elles consomment suffisamment des vitamines D et B12.

Vitamine D – Même chez les femmes qui mangent sainement, la vitamine D est rarement présente dans leur lait en quantité suffisante pour répondre aux besoins d’un nourrisson. Ainsi, il est recommandé de supplémenter l’apport des bébés allaités en leur donnant chaque jour 400 UI de vitamine D. Par contre, les femmes qui ont pris un supplément de 2 000 UI de vitamine D par jour au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse et des huit semaines après l’accouchement devraient transmettre dans leur lait la quantité nécessaire à leur enfant allaité.

Vitamine B12 – Comme la vitamine B12 provient surtout d’aliments de source animale, les femmes qui adoptent une alimentation végétalienne, végétarienne ou pauvre en viande devraient se tourner vers des aliments enrichis et des suppléments vitaminés pour augmenter leur apport de cette vitamine.

Oméga-3 – La concentration d’acide gras dans le lait maternel joue de nombreux rôles importants dans la croissance du nourrisson, dont le développement de la vue et du cerveau. Idéalement, les femmes qui allaitent devraient consommer 150 g de poisson par semaine pour répondre à leurs besoins. Toutefois, il est préférable de limiter ou d’éviter la consommation de certaines espèces. Pour le requin, l’espadon, le marlin (ou makaire), l’hoplostète orange et l’escolier, il faudrait éviter leur consommation ou la limiter à 150 g par mois. Quant au thon pâle en boîte, il est à privilégier au détriment du thon blanc, lequel devrait être évité ou consommé de façon limitée.


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