femmes qui courent

Osez sauter - Composer avec les troubles du périnée et l’incontinence

Source:
* Lois Hole Hospital for Women , un partenaire caritatif PHARMAPRIX. AIMEZ. VOUS.

Bien que de nombreuses femmes vivent avec un trouble du périnée comme l’incontinence, elles hésitent souvent à discuter de leurs symptômes, même avec leur médecin.

Dre Jane Schulz, M.D., FRCSC, uro-gynécologue à la Pelvic Floor Clinic du Lois Hole Hospital for Womenʼs, croit que cette réticence provient des préjugés associés à l’incontinence. «Les femmes ne veulent simplement pas que les gens sachent quʼelles urinent dans leur pantalon», dit-elle. «Mais l’incontinence peut avoir une incidence sur la jouissance de la vie et s’aggraver progressivement avec le temps si elle n’est pas traitée.»

Qu’est-ce que le périnée?

Le périnée est un «hamac» de muscles et de ligaments qui s’étend de votre pubis à votre coccyx et latéralement de chaque os de la hanche. Il soutient les organes pelviens, y compris la vessie, l’utérus et le rectum. Certains des muscles soutiennent aussi les sphincters dans votre urètre et leur permettent de fermer, aidant à conserver lʼurine à l’intérieur.

Que sont les troubles du périnée?

Les troubles du périnée peuvent survenir quand le «hamac» qui soutient les organes pelviens s’affaiblit ou est endommagé. Cela peut entraîner :

  • l’incontinence urinaire
  • l’incontinence anale
  • le prolapsus des organes
  • des infections urinaires récurrentes
  • une cystopathie interstitielle sous-muqueuse
  • le syndrome de la douleur pelvienne

Parmi ces troubles, l’incontinence urinaire est très répandue. En fait, une femme sur quatre aura un problème d’incontinence au cours de sa vie.

Qu’est-ce que l’incontinence?

L’incontinence est la perte accidentelle ou involontaire dʼurine de la vessie. Il existe quelques types d’incontinence, mais les plus courants sont l’incontinence à l’effort et l’incontinence par impériosité (aussi appelée vessie hyperactive). Environ un tiers des femmes auront les deux types d’incontinence.

Incontinence à l’effort : Fuite d’urine en présence de toute augmentation de la pression dans l’abdomen causée par des activités comme tousser, éternuer, sauter, courir ou passer d’une position assise à une position debout. Ce type d’incontinence augmente graduellement au fil du temps, mais se stabilise généralement à la ménopause.

Vessie hyperactive (incontinence par impériosité) : Un besoin pressant d’uriner et l’incapacité de se rendre à la toilette à temps. Elle est causée par des contractions instables dans la vessie qui signalent le besoin d’uriner avant que vous soyez prête. La vessie hyperactive est caractérisée par lʼurgence et la fréquence. Elle peut être déclenchée par des températures froides, de lʼeau qui coule ou simplement ne pas être en mesure de se rendre à la salle de bain assez rapidement.

Normalement, une femme devrait uriner environ une fois toutes les trois ou quatre heures, et pas plus de deux fois par nuit. Avec une vessie hyperactive, les femmes peuvent devoir se rendre aux toilettes toutes les 30 à 60 minutes, ce qui peut nuire au sommeil. Ce type d’incontinence tend à augmenter chez les femmes au cours de leur vie.

Quand obtenir de l’aide?

«Si l’incontinence a des répercussions sur vos activités quotidiennes, vous devez chercher de lʼaide», déclare Dre Schulz.

Selon l’endroit où vous vivez et votre situation, vous pouvez en parler à votre omnipraticien ou à tout autre fournisseur de soins primaires. Cette personne peut souvent aider à diagnostiquer et à traiter le problème, et vous diriger vers un gynécologue ou un urologue si nécessaire.

Comment en établit-on le diagnostic?

Il est important que votre fournisseur de soins primaires réalise une évaluation médicale pour arriver à déterminer ce qui nuit à la santé de votre vessie. Par exemple, certaines affections ou certains médicaments peuvent avoir une incidence sur la façon dont votre vessie se comporte.

Vous pourriez être invitée à tenir un «journal de la vessie» pour enregistrer la fréquence et le volume de lʼurine pendant trois jours. Vous devrez peut-être également consigner ce que vous mangez et buvez pour ces journées. Cela aidera votre professionnel de la santé à déterminer quel type d’incontinence vous vivez.

Quels sont les traitements?

Le traitement dépend du type et de la gravité de votre incontinence, mais les stratégies conservatrices sont habituellement essayées en premier. Voici quelques exemples :

  • Changements de style de vie, notamment modifier son alimentation et perdre du poids
  • Rééducation de la vessie
  • Exercices de Kegel
  • Pessaires vaginaux
  • Médicaments
  • Produits pour incontinence : Bien qu’il ne s’agisse pas d’un traitement, ils peuvent vous aider à gérer votre état. Assurez-vous d’utiliser des serviettes spécifiques à cette fin, et non des serviettes hygiéniques.

La moitié des femmes souffrant d’incontinence nʼont pas besoin de consulter un chirurgien après avoir essayé ces stratégies. Cependant, si les stratégies conservatrices ou les médicaments n’ont aucun effet sur votre incontinence, la chirurgie peut être une solution. Voici les chirurgies possibles pour l’incontinence à l’effort :

  • Injection d’un agent gonflant autour du col de la vessie pour améliorer le «serrement» dans l’urètre.
  • Un procédé pour remonter et soutenir l’urètre en utilisant une écharpe faite de maille ou de vos tissus.

Voici les chirurgies possibles pour une vessie hyperactive :

  • Injection de Botox dans la vessie pour détendre les muscles.
  • Insertion d’un petit appareil ressemblant à un stimulateur cardiaque pour réinitialiser le contrôle de la vessie.